La dyspraxie est un trouble de la motricité qui nuit à la coordination volontaire des mouvements. Ce trouble est dû à un dysfonctionnement de la partie du cerveau qui prend soin de la planification et de l’exécution des mouvements destinés à effectuer un geste. Les séquences de base de mouvements seront très difficiles à effectuer pour la personne affectée, et un simple geste nécessitera une réflexion réelle pour être réalisé. Un tel effort aura tendance à fatiguer les gens qui doivent faire face à cela, en plus de les retarder par rapport aux autres. Non diagnostiquée, la dyspraxie motrice est particulièrement frustrante, elle provoque un sentiment d’injustice, d’incompréhension, de colère et de stress. Il est très important d’identifier la présence de dyspraxie motrice, car elle est souvent confondue avec la réticence de l’enfant, un retard intellectuel ou d’autres troubles tels que la dyslexie.

Quelles sont les particularités de la dyspraxie motrice : symptômes, diagnostic et traitement

  1. Les symptômes

Dyspraxie motrice se caractérise tout d’abord par des gestes maladroits et lents. Les enfants touchés par ce type de trouble ont tendance à casser ou à laisser tomber ce qu’ils prennent entre leurs mains et ils auront de la difficulté à s’habiller seuls. L’enfant tombe souvent, et sa démarche globale est assez désorganisée et brutale. En réalité, c’est qu’il visualise mal l’espace autour de lui et intègre difficilement la notion de temps qui affecte la coordination finale de ses gestes. Il aura du mal à effectuer des exercices impliquant une coordination visuelle et manuelle comme des cubes de couleur encastrés ou des jeux de construction par exemple. Par la suite, l’enfant montrera des difficultés dans le dessin et sera en retard par rapport à la représentation graphique de forme simple par rapport aux autres enfants. C’est souvent au moment de l’apprentissage de la lecture et de l’écriture que le trouble devient vraiment visible et problématique. Il met les enfants confrontés à des difficultés et leur impose un certain retard, en raison de leur incapacité à coordonner ensemble divers qui servent à effectuer des gestes : la posture, la force et la direction des mouvements.

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  1. Diagnostic

Si un enfant a ce type de symptôme, vous pouvez commencer par consulter le pédiatre ou le médecin de famille. Sans faire de diagnostic, ils seront en mesure d’identifier les signes de trouble dyspraxique. Il sera alors nécessaire de déterminer les particularités de son dysfonctionnement afin de faire un diagnostic précis. Il existe différents types de dyspraxie, et les symptômes qu’ils impliquent peuvent souvent être confondus avec d’autres troubles. En effet, elles causent des difficultés d’attention peuvent donc être considérées comme du TDAH ou des troubles d’apprentissage qui peuvent être renvoyés à un retard intellectuel. Une fois que la présence de ces troubles a été identifiée, il est important de procéder à une évaluation professionnelle ou de physiothérapie pour établir le diagnostic final.

  1. Traitement

Une fois que la dyspraxie motrice a été identifiée, vous être en mesure de commencer les soins de réadaptation. Pour ce type de trouble, les soins comprennent la réadaptation avec des séances impliquant différents professionnels de la santé. Une partie des exercices se concentrera sur la psychomotrie, c’est-à-dire la coordination du corps avec les commandes du cerveau. Un grand travail de réadaptation au niveau de la précision des mouvements et de la coordination du corps sera nécessaire, c’est l’ergothérapie. Enfin, des séances d’orthophonie seront essentielles en cas de troubles du langage identifiés, tant à l’écrit qu’à l’oral. Enfin, un suivi psychologique peut être nécessaire, car les difficultés associées aux symptômes de dyspraxie motrice provoquent parfois de l’anxiété, un sentiment d’échec ou un trouble dépressif.

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