Les raisons qui font vieillir certaines personnes plus rapidement

Simon Bekker-Jensen, chercheur en biologie cellulaire et professeur MSO à l’Université de Copenhague, a reçu le Prix Jeune Chercheur 2019 de la Fondation Lundbeck.

Il s’est fait un nom tôt : professeur à 36 ans, des publications saluées dans les revues scientifiques les plus rigoureuses, et surtout une obsession constructive pour la façon dont nos cellules réagissent face à l’adversité, se réparent ou cèdent sous la pression. Son crédo : comprendre ce qui, en nous, trace la frontière entre vieillissement accéléré et longévité préservée.

Depuis 2012, Simon bénéficie du soutien de la Fondation Lundbeck. Son parcours est jalonné de découvertes majeures. Notamment, il a mis au jour de nouvelles protéines clés dans la réponse cellulaire aux dommages de l’ADN. Ce sont ces micro-agressions du quotidien, accumulées, qui érodent nos cellules et, avec elles, notre jeunesse. Mais la cadence du vieillissement n’est pas la même pour tous. Décrypter ce mystère pourrait bien ouvrir la voie à un âge avancé vécu en pleine forme.

Cette année-là, Simon Bekker-Jensen, désormais 39 ans, se voit attribuer le Prix Jeune Chercheur 2019 par la Fondation Lundbeck, une reconnaissance qui souligne l’impact de ses travaux.

« Si l’on prend un recul total, mon terrain de jeu reste la cellule et ses réflexes fondamentaux face au stress. On retrouve ce mécanisme dans la plupart des maladies, et dans tout le processus du vieillissement. Ce qui me fascine, c’est que le vieillissement alimente depuis toujours la curiosité humaine : peut-on ralentir l’horloge biologique, repousser ses limites et gagner des années de vie en bonne santé ? » confie Simon Bekker-Jensen.

Un virage scientifique décisif Sa trajectoire n’a rien d’un parcours figé. D’abord focalisé sur la réparation de l’ADN, Simon découvre de nouveaux circuits moléculaires. Puis, lorsqu’il fonde son propre laboratoire, il choisit de s’attaquer de front au stress cellulaire et à ses liens avec le vieillissement.

Jan Egebjerg, directeur de la recherche à la Fondation Lundbeck, ne cache pas son admiration : « Simon figure parmi les meilleurs au monde pour décrypter les mécanismes de défense cellulaire face au stress et au vieillissement. Ses travaux lèvent le voile sur les rouages fondamentaux qui déterminent comment une cellule encaisse les coups du temps, et ils pourraient bien nous aider à repousser les limites du vieillissement. »

Au-delà de ses recherches, Simon s’impose aussi comme un orateur recherché et un formidable passeur de science. Ses contributions lui valent déjà plusieurs distinctions.

Le Prix Jeune Chercheur remis par la Fondation Lundbeck s’accompagne d’un soutien financier conséquent : un million de couronnes danoises. Sur cette somme, 300 000 DKK récompensent personnellement le chercheur, tandis que 700 000 DKK sont alloués à ses travaux futurs.

Pour mieux saisir la portée de ses recherches, une vidéo dédiée à Simon Bekker-Jensen est disponible.

Le Prix Jeune Chercheur de la Fondation Lundbeck, en bref Chaque année, ce prix distingue un scientifique de moins de 40 ans dont les travaux en sciences de la santé ont marqué les esprits.

L’ambition de la Fondation Lundbeck : encourager les chercheurs à chaque étape de leur cheminement scientifique. Ce prix met en lumière des talents qui ont déjà constitué leur propre groupe autonome, prêts à franchir un cap dans la recherche biomédicale.

En tant que pilier du financement scientifique au Danemark, la Fondation entend également rappeler le poids sociétal de la recherche et ses retombées sur la santé de tous.

Voici un aperçu visuel de Simon Bekker-Jensen :

Pour en savoir plus :

Jan Egebjerg, Directeur de la recherche chez Lundbeckfonden, tél. 39128009 ou [email protected]

Pernille Thorborg Jasper, Responsable presse chez Lundbeckfonden, tél. 2118 9132 [email protected]

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