C’est enfin l’heure, l’été approche. Quiconque est déjà mentalement dans la planification des prochaines vacances pendant les premiers soirs tendres embrassés dans le parc devrait faire attention à la façon dont le personnel dans le pays de désir dans le pays de désir lors du choix d’une destination. Parce que le joint, qui est souvent puni d’un petit état d’esprit dans ce pays avec une petite mentalité, pourrait même vous coûter la vie dans certaines destinations. Quel est le cas du cannabis en France ?
Bong, baguette et bon vivre ?
Les clichés ont la vie dure : la France, avec ses tables généreuses et son goût pour la dolce vita, cultive une image de liberté. Pourtant, sous la légèreté apparente, la loi ne laisse pas de place à l’ambiguïté en matière de cannabis. Fumer un joint, même discrètement, peut coûter cher. On parle ici de peines allant jusqu’à un an de prison et d’amendes qui piquent, la France fait partie des pays européens les plus sévères sur le sujet. Pourtant, il suffit de faire un tour à Paris, ou dans n’importe quelle ville de province, pour sentir que la réalité dépasse largement les interdits. Les consommateurs n’ont pas déserté les bancs publics, et la consommation s’insinue partout, bien plus qu’on ne l’imagine à première vue.
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Cannabis en France : 54 tonnes en détention par an
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Chaque année, la police enregistre plus de 100 000 arrestations liées à l’usage de cannabis et saisit 54 tonnes de têtes. Une répression massive, qui n’empêche pas la plante de circuler. Mais le vent commence à tourner. En 2018, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a ouvert la porte à une évolution de la législation. Les autorités françaises envisagent de préparer la voie à une légalisation contrôlée du cannabis. Patrice Ribeiro, porte-parole du syndicat de police, ne cache pas son soutien : « C’est une bonne idée ancrée dans le réel. La plupart du temps, les policiers se contentent de demander à la personne de jeter son joint et passent à autre chose. Les poursuites prennent du temps et coûtent cher, pour un résultat souvent nul. » Le quotidien des forces de l’ordre confirme que la chasse systématique à l’usager ne convainc personne.
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Les cafés surfent sur la faille du droit européen
Ces dernières années, les ouvertures de « cafés » spécialisés dans le CBD se sont multipliées à travers la France. Ces boutiques proposent des fleurs de chanvre affichant un taux de THC inférieur à 0,2 %, ainsi que des cosmétiques dérivés. On en compte désormais plusieurs dizaines, la moitié rien qu’à Paris. Pourquoi ce phénomène ? Parce que, contrairement au droit français, la réglementation européenne autorise la commercialisation de produits à base de chanvre faiblement dosés en THC. Les commerçants ont vite flairé l’opportunité. Pourtant, la légalisation du cannabis et sa dépénalisation, promises par Emmanuel Macron, restent à l’état de mirage. Les réseaux d’influence opposés à toute évolution pèsent encore lourd. Pour l’heure, la Côte d’Azur ne troquera ni son pain ni son vin contre le bong ou l’herbe. Les vacances continuent, mais l’horizon légal reste bouché.
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